vendredi 13 août 2010

Créer une Newsletter qui ne soit pas considérée comme spam

   Fidéliser par voie électronique est toujours un grand débat.
Comme vous passez un appel téléphonique, vous pouvez rencontrer le "barrage de la secrétaire", et ce, même si vous connaissez son directeur. En marketing direct par voie électronique, c’est la même chose.  

   En envoyant votre newsletter, il se peut qu’en fonction de la manière dont elle a été créée (les composantes-mêmes de la newsletter), vous rencontriez le "barrage du filtre anti-spam", c’est-à-dire que votre newsletter ira directement finir dans le dossier "spam" du destinataire.
Vous venez de créer une superbe newsletter, avec des belles images et un message attractif. Vous en êtes très fier. Mais se pose maintenant un problème de taille : que faire pour éviter que votre newsletter soit considérée comme spam lors de son envoi ?
J’ai eu l’occasion de mener une étude en partenariat avec Cibleweb, société spécialisée dans l’email marketing (création de newsletters et routage). Cette étude a été menée auprès des 25 millions d’adresses mail que route cette société chaque mois. Voici ce qui ressort de cette étude (ce qu’il ne faut pas faire), ainsi qu’un certain nombre de conseils pour créer votre newsletter, afin que celle-ci puisse atteindre le destinataire ciblé sans être jetée automatiquement aux oubliettes. En revanche, nous n’aborderons pas ici les considérations liées aux différences d’affichage entre les nombreux clients de messagerie.

Créer une newsletter : les erreurs à ne pas commettre


L'objet de votre Newsletter

  • Un objet uniquement en majuscule (Ex : OFFRE PROMOTIONNELLE)
  • Les signes « ! », « % » ou « / » répétés plusieurs fois
  • Les signes € ou $
  • Les répétitions de mots
  • Les mots coupés par des points ou les mots espacés avec de nombreux espaces.
  • Les mots à caractère sexuel
  • L’adresse email de l’internaute dans le sujet
  • Les chiffres en début ou en fin se sujet
  • Les termes associés à la gratuité, aux régimes amincissants,...
  • Pas d’astérisque (*)

Le corps du message de votre Newsletter

  • L’image unique
  • Trop d’images pour pas assez de texte
  • Trop de texte dans le code alternatif aux images (qui s’affiche quand les images ne sont pas chargées – attribut ALT)
  • Un grand pourcentage de lignes vides
  • La vidéo dans le corps du message
  • Les formulaires et le JavaScript
  • Les tableaux imbriqués
  • Les commentaires dans le code
  • Le flash et les iframes
  • Le tag
  • Les balises
    : privilégiez
    ou
  • Les appels à des feuille de styles (CSS) hébergées ailleurs ou les styles déclarés en début de mail

  • Les contenus HTML trop courts

  • Une taille de police soit trop petite, soit trop grande (pas de )

  • Le flag de priorité mis à « importance haute »

  • Les pièces attachées

  • Une couleur de police proche de celle du fond

  • Les tailles négatives dans les attributs de la balise

  • Pas de map sur les images. Il faut les découper les images...

  • Éviter de mettre du texte dans des images surtout quand ce dernier est basé sur une police de caractère exotique et en italique.

  • La formule « cliquez ici » doit être évitée et remplacée plutôt par : « suivez le lien »

  • Pas de texte tout en majuscule

  • L’emploi de mots sensibles comme « gratuit » (employé seul, ou en combinaison avec des termes tels que : « essai », « argent », « exemple », « accès », « adhésion », etc…), « sexe », « XXX », « spam », « $$$ », « chèques », « ordre de paiement », « revenu complémentaire », « vu à la TV »… Même en utilisant des termes apparemment inoffensifs comme « listes de moteurs de recherche », votre newsletter risque d’être pénalisée. Vous devez donc être extrêmement vigilant.


Conseils pour améliorer votre Newsletter


Conseils pour améliorer l'objet de votre Newsletter


Conseils pour améliorer le corps du message de votre Newsletter

  • Un équilibre à 50 / 50 entre le texte et l’image (au pire, 2/3 image 1/3 texte)
  • Des textes courts alternatifs aux images (balise Alt)
  • Un code HTML ne faisant pas appel à des styles hébergés en dehors du mail ou déclarés en début de mail
  • Pas de formulaires dans votre mail
  • Des liens vers les pièces attachées plutôt que les pièces attachées (en plus ce sera plus facile d’en mesurer la consultation)
  • Une version texte
  • Code HTML avec et uniquement
  • Intégrer les styles au sein des balises html
  • Faites une validation de conformité au W3C : http://validator.w3.org/
  • Texte aéré par des paragraphes (balise )
  • Pas de mailto
  • Dans le cas d'utilisation de mots sensibles, le plus simple reste de les mettre en image
  • Préférez les balises
    ou
    à (ATTENTION valable uniquement pour l'attribut "center" ; pour les autres styles, utilisez les balises p et td plutôt que div)
  • Encodage UTF 8
  • Encodage html pour les caractères spéciaux et accentués

En conclusion

Créer une newsletter reste simple en soi, mais il faut toutefois veiller à respecter un certain nombre de points cruciaux et les résultats de l’étude sont le reflet de cette réalité frustrante. Néanmoins, à la lumière des erreurs à ne pas commettre et en appliquant ces quelques conseils lors de la création de votre newsletter, vous aurez de plus grandes chances que vos envois ne soient pas filtrés comme spam.

Christophe Da Silva est consultant et formateur indépendant en stratégie webmarketing. Fondateur d'Arkantos Consulting, il rédige des articles sur le webmarketing et le référencement et fait une veille permanente sur les actualités du Web qu'il publie sur son Blog WoW Window on Web. Son expérience de 12 ans dans l'Internet lui permet de conseiller et de former les entreprises en référencement naturel, emailing, webanalytics, rédaction web et stratégies de visibilité.

jeudi 12 août 2010

10 conseils pour diminuer le taux de rebond de son e-commerce

   La première impression est déterminante pour un site E-commerce (ou un site affilié). Si elle est ratée, le visiteur n’est pas convaincu et le process de vente ne se fait pas. Sachant que l’internaute juge (sévèrement) un site en quelques secondes, il est vital d’assurer.

    Voici 10 conseils pour ne pas louper le coche et donner envie au visiteur de rester, pour ensuite pouvoir l’amener là où vous le souhaitez :

 
   Quand vous designez ou re-designez votre site dans le but d’augmenter votre taux de conversion, prenez en compte ces 10 conseils simples qui vous aideront à diminuer fortement votre taux de rebond.
  Pour rappel un rebond, comme son nom ne l’explicite pas, désigne une visite n’ayant pas aboutie sur une action sur votre site. Une personne qui effectue un rebond n’a cliqué nul part sur votre page, le taux de rebond est donc l’inverse du taux de pénétration.
    Clairement, un rebond correspond à une personne qui s’est enfuie sans rien faire sur notre site de vente, vous disposez de quelques petites secondes pour amorcer, alors comment y parvenir très simplement ?

- Sécurité
    Affichez de manière claire que le site est sécurisé via l’affichage des logos et messages rassurants (anti-spam, paiement sécurisé, chartes qualité…).
Ne vous attendez pas à ce que les gens regardent d’eux même si un petit cadenas est bien apparent tout en bas de leur navigateur (si tant est qu’ils sachent à quoi il correspond…)
- Approbation
     Les gens se tournent très naturellement vers d’autres personnes ayant vécu une expérience similaire pour savoir s’ils peuvent acheter ou pas. C’est même fascinant de constater à quel point ils peuvent être influencés positivement par des prescripteurs étrangers qu’ils ne connaissent pas.
C’est cependant capital, l’acheteur a besoin de s’identifier à d’autres profils similaires au sien. Il doit se rendre compte que des personnes qui ont le même problème que lui à résoudre, qui sont dans la même situation, ont acheté ou pas tel ou tel produit.
- Possibilité de déconnexion
    On n’y pense pas forcément, mais beaucoup d’utilisateurs surfent sur des pc familiaux, publics et surtout au travail (je nommais encore ici un rapport d’un E-commerce qui ressortait très clairement que la majorité des ventes et des conversions se faisaient pendant les heures de pause déjeuner au travail).
Le fait de pouvoir se déconnecter rassure donc sur le fait que l’on pourra empêcher l’accès à des données personnelles (commandes, coordonnées bancaires…) si on le souhaite.
- Branding
    Les marques reconnues ont évidemment un potentiel énorme de crédibilité et d’assurance. Cependant, si vous n’avez pas une marque suffisamment reconnue, la mettre en avant renforcera l’impression de professionnalisme et de sûreté.
Il y a un juste milieu à trouver, dans le cadre d’une conversion optimale, il faut savoir éclipser des éléments tels que le branding (en plus de la navigation et d’autres éléments, j’y reviendrai…) mais il faut malgré tout lui laisser une place judicieuse pour convaincre.
- Design
    Le design est le premier élément qui marque, un design solidement ficelé peut apporter instantanément de la crédibilité à n’importe quel site.
Cela semble logique, un design professionnel ouvre la voie vers un taux de rebond maitrisé.
Le secret est encore et toujours le même : s’adapter à sa cible. Un site institutionnel bancaire n’aura pas le même design qu’un site de jeux concours à destination des adolescents. Cela n’empêche pas d’avoir dans les 2 cas un design professionnel, structuré, impliquant, qui respecte les objectifs fixés pour atteindre le but de l’entonnoir de conversion !
- Aide
    Avoir une interface d’aide rassure sur la crédibilité de votre entreprise et montre que vous vous souciez des clients.
Ne vous limitez pas à la sacro-sainte FAQ, des tonnes de solutions existent : webcallback, chat en ligne…
Assurez vous de répondre à toutes les questions courantes, remontez toutes les infos nécessaires pour les traiter sur le site vous évitera des frais de suivi et des litiges.
Laisser le numéro de téléphone très apparent dans le bandeau est un facteur testé personnellement plusieurs fois, il augmente dramatiquement son taux de conversion, même si la plupart de vos clients ne l’utiliseront même pas, c’est juste psychologique (je réfute l’argument : « oui mais je vais devoir embaucher une personne pour traiter les appels… » ;) ).
Votre interface d’aide doit être visible, pas cantonnée au footer de votre site.
- Le positionnement dans les moteurs de recherche
    Moins maitrisable, cependant cette donnée reste invariablement bien classée dans tous les tests liés à l’expérience utilisateur.
Pour eux, un site bien classé est perçu comme plus pertinent pour répondre à leurs besoins, alors bossez votre Search Engine Marketing ! ;)
- Soignez vos encarts publicités
    Même pour votre promotion interne, évitez l’effet sapin de noël.
Si votre entonnoir de conversion est solidement ficelé, vous pouvez amener les visiteurs où vous le voulez sans les agresser.
Simple question de bon sens, mais je souligne quand même que personnellement j’ai su obtenir de meilleurs résultats avec une seule publicité placée judicieusement par rapport à plusieurs publicités trop agressives.
- Contenu
    Un contenu de qualité suscitera toujours la confiance. Mettez vous à la place de vos visiteurs : qui sont-ils, quel est leur problème, que viennent-ils chercher sur votre site ? Répondez au mieux à leurs attentes, soyez exhaustifs quand cela est nécessaire, en plus d’établir une relation de confiance avec vos visiteurs, ils vous seront reconnaissants du soin que vous apportez à répondre à leurs besoins.
- Accréditations
    Un classique du E-commerce : affichez clairement vos accréditations, récompenses, reconnaissances de la part d’organismes accrédités, de vos pairs, de vos clients…
Prenez le réflexe lors de chaque relation avec une personne emballée par vos produits de demander des lettres de recommandations/mails/témoignages… sans être spécialement formels, ces documents seront toujours utiles pour votre site Web !

Les métriques qui permettent d’augmenter son chiffre d’affaires

   Pour mesurer le retour sur investissement généré par son site, il est primordial de mesurer les bonnes variables. 
   Bien sûr, il est évident que le nombre de visites, le nombre de ventes générés, le taux de conversion… sont des indicateurs de performance vitaux pour évaluer ses résultats. 
   Mais le piège est de ne pas segmenter suffisamment sa lecture de ces données et biaiser ainsi son analyse du ROI.
 
Voyons comment il est possible de mettre en place un tracking plus pro de ses résultats pour augmenter ses bénéfices :


   Je ne vais pas m’attarder sur le débat concernant les différentes solutions de web-analytiques et leur pertinence, choisissez celle qui vous plaira, ce n’est pas le but de cet article.
   Par contre, il est très important de comprendre une chose : Ne vous contentez surtout pas d’une lecture sans traitement de vos données analytiques !

   Il ne suffit pas d’insérer un tag Google Analytics sur toutes les pages de son site et de considérer que « le travail est fait ».
   Si vous avez déjà utilisé un logiciel d’analyse analytique, vous savez qu’il est possible de mesurer absolument tout et n’importe quoi. Maintenant voyons quels types de données sont réellement exploitables pour augmenter son chiffre d’affaires.

II. Savoir répondre aux bonnes questions, ou comment mesurer des éléments qui permettent de prendre des décisions stratégiques !
   On peut classer différents types de variables selon ses procédures internes, l’organisation des services de la société, selon les divers logiciels et outils utilisés, selon l’humeur du moment… On peut facilement créer des dizaines et des dizaines de classifications mais pour faire simple, on organisera ces données en 3 groupes de variables métriques : 

  • Les variables business :
   Ce sont les même que celles utilisées par la société pour mesurer le succès (ou l’échec). Elles sont souvent extraites des résultats des ventes (CA, profit, taux de conversion…), ou tout autre indicateur critique de la société. 
  
  • Les variables du site :
Tout ce qui provient des outils webanalytics (visites, pages vues, navigateurs utilisés…)

  • Les variables utilisateurs :
         Les variables utilisateurs proviennent des différents feedback (retours) récupérés. Généralement depuis des enquêtes satisfaction, des groupes de tests… La plus pertinente étant le test utilisateur.

      Exemples de métriques pour différents types de site :
      Le site E-commerce :
      - Revenus
      - Profits
      - Taux de conversion
      - Panier moyen
      - Coût d’acquisition par conversion
      Le site d’affiliation au lead :
      - Volume de leads
      - Taux de conversion
      - Revenus générés par les leads
      - Coût par lead
      - Revenus par visiteurs
      Le site d’affiliation avec publicité :
      - Revenus
      - Profits
      - Nombre d’impressions/visites
      - Moyenne de coût/visites
      - Moyenne du profit/visites
         Grosso modo, on mesure finalement toujours la même chose : la performance !
         Selon les cas de figure, on cherche à déterminer quels leviers d’acquisition de trafic ont amené quelle performance, quels sont ceux qui sont à la traîne, quel est le ratio coût/profit de chaque… car c’est bien là la fonction première de l’analyse analytique, et retenez bien cette phrase :

      « Il s’agit de mesurer des données qui PERMETTENT de prendre des décisions »

         Voici le type de questions auxquelles vous devrez trouver des réponses :

      - Combien me coûte une vente générée grâce aux moteurs de recherche par rapport à une vente générée par mail ?
      - Est-ce qu’acheter un encart de 15 000 € pour 1 semaine sur www.lemonde.fr est plus rentable que 5 semaines d’achat de mots clés pour 10 000 € ?
      - Quel est le support d’acquisition qui convertit le mieux ?
      - Quel est le support d’acquisition qui me rapporte le plus de litiges clients ?
      - Quel est le taux d’abandon sur la page du panier des visiteurs qui proviennent des mailings ?
      - Quels sont les 20 % de mots clés qui m’apportent 80 % des ventes ?
      - …
         Bien sûr, la liste de questions est infinie, le tout est de se poser les bonnes questions, celles qui répondent au besoin de votre stratégie d’entreprise.
         Et là on arrive à un point très intéressant… Arriver à mesurer précisément ce type de données vous permet de bâtir votre stratégie pour atteindre un objectif clair, quantifiable et mesurable.
      Une stratégie est un moyen mis en oeuvre pour atteindre un objectif.
      Par exemple, voici un objectif :
      Objectif :
      Augmenter les ventes en lignes de 25% dans les 12 mois à venir, sans augmenter ses dépenses en publicité.
      Boum surprise ! Il vous a bien eu le boss, avec son objectif à la mord moi le nœud qui vous semble tout bonnement fantaisiste en plus en temps de crise n’est-ce pas ? Augmenter ses ventes sans augmenter ses dépenses publicitaires… et puis quoi encore ?? Il connaît quelque chose au business lui ?
      Et pourtant, grâce à une collecte des bonnes données, vous êtes en mesure de trouver les solutions adaptées.
      Par exemple, vous pouvez aller le trouver en le remettant à sa place avec une brillante stratégie réfléchie pour atteindre cet objectif :
      - Augmenter ses efforts SEO
      - Affiner ses campagnes CPC (annonces et mots clés) pour obtenir des prospects plus qualifiés au même (ou à moindre) coût
      - Re-designer certaines zones du site pour augmenter le taux de conversion des pages stratégiques
      - Développer des landing pages customisées pour chaque audience cible et produits (pour les jeunes, pour les vieux, pour les cadres, pour le positionnement discount, pour les acheteurs compulsifs, pour les maman, pour les étudiants…), pour augmenter le taux de conversion du trafic bannière, email et campagnes CPC
      Définir un prévisionnel trafic ou taux de conversion par levier n’est pas fantaisiste, par exemple je peux me dire que mon objectif est de répartir mon acquisition de trafic comme suit :
      CPC : 30,00%
      SEO : 25,00%
      Campagnes mail : 25,00%
      Navigation directe / branding : 10,00%
      Sites partenaires : 5,00%
      Campagnes de bannières : 5,00%
        
      II. Identifier les pages à problème
         Les pages à problème sont celles qui pour une raison quelconque ne provoquent pas ce que vous attendez d’elle.
      Une vente, un appel, postuler à un job, remplir une demande de devis, remplir un formulaire, poster un commentaire…
         Il est important de mesurer pour les pages stratégiques dans qu’elle mesure elles remplissent leur fonction et surtout, dans quelle mesure elles échouent.

         Si votre processus d’achat comporte plusieurs étapes, il faut savoir :
      - quel est le taux d’abandon
      - où est-ce que la plupart abandonnent
      Et cela est transposable à tout niveau.

         Un des indicateurs clés souvent mal interprêté : le taux de rebond.
          Il faut bien comprendre que le rebond est une fuite. Quelqu’un qui effectue un rebond clique sur la petite croix de son navigateur, il quitte votre site sans effectuer d’action ! Si vous avez bien compris :
      le taux de rebond est donc le contraire du taux de pénétration
      il est impératif de le diminuer le plus possible, voire un autre article du blog pour le diminuer.
         Le but ici est de comprendre ce qui a empêché de concrétiser, par le test.
      Il ne s’agit pas de savoir que votre page à un taux de rebond de 65 % par exemple, mais aussi de se dire qu’avec un tout petit peu d’amélioration, les bénéfices sont exponentiels, illustration :

      Visiteurs Home Page Tx de rebond (ou abandon) Nombre de visiteurs qui explorent le site
      Avant travail d’optimisation 10 000 65 % 3 500
      Après travail d’optimisation 10 000 45 %
      (soit une amélioration de 20 %)
      5 500
      (soit une amélioration de 57 % !)
      Il ne vous reste plus qu’à lire fréquemment ce blog pour comprendre comment avoir un taux de conversion très élevé, et un taux de rebond très bas ;)
      • 3/ L’erreur commune
      La plupart des organisations font une grave erreur, elles concentrent leurs efforts d’optimisation grosso modo comme suit :
      erreur1
      Alors que dans le cadre d’une optimisation pertinente de son ROI, cela devrait plutôt ressembler à quelque chose comme ça :
      erreur2
         Vous avez désormais quelques pistes pour obtenir des statistiques concrètes, bien sûr on fait dire ce que l’on veut aux chiffres… il est aisé de gonfler ses statistiques pour obtenir des financements par exemple, mais il s’agit ici d’un vrai travail de fond permettant de définir les actions marketing qui fonctionnent. Cela permet d’optimiser ses budgets et son impact pour générer plus de marge.
         Un bon développeur qui maîtrise PHP/Mysql sera en mesure de vous fournir toutes ces données dans une interface lisible et agréable.
         Les possibilités sont infinies, mesurer le volume de trafic acquis grâce au branding (ceux qui tapent « marque » ou « www.marque.com » sur les moteurs de recherche par exemple), analyser le volume et les caractéristiques des requêtes sur le moteur de recherche interne (permet de soigner vos pages pour apporter aux internautes ce qu’ils souhaitent), comprendre le volume de trafic provenant de la recherche universelle, savoir le nombre de pages avec encart publicitaires vues, décrypter les sources de trafic qui amènent aux pages avec encart publicitaires…
         Le but est simple : identifier ce qui ne fonctionne pas = se séparer des boulets, identifier ce qui fonctionne = mettre le paquet !

      12 manieres de promouvoir votre site hors-ligne

         Vous venez juste de finir votre site et vous estimez que vous avez tout fait pour sa promotion à savoir : 
      - les moteurs de recherche, 
      - les petites annonces sur les sites specialises, 
      - les interventions dans les groupes de news, 
      - les conseils judicieux meles a une promotion discrete dans les forums,  
      - les echanges de liens avec les societes en amont ou aval de vos produits, 
      - les temoignages dans les listes de diffusions, 
      - voire la mise en place de votre propre magazine, etc, etc, etc. 

         Maintenant, apres ce long travail fastidieux de promotion, de marketing de votre site web, vous pensez qu'il ne vous reste plus qu'a vous asseoir et attendre la venue des visiteurs... et bien, je suis desole, mais c'est loin d'etre le cas ! 
         Tout un travail de promotion hors-ligne reste a faire. 

      Voici une liste de 12 petits conseils afin de promouvoir votre site sans toucher a votre navigateur favori ! 
       

      1. Soyez attentif a ce que tout votre personnel connaisse l'adresse de votre site web. 

         Il connait deja le numero de telephone et de telecopie, de meme qu'il connait l'adresse postale de la societe.
         Et bien, il doit connaitre aussi TOUTES les adresses de vos sites web. De meme, soyez vigilent que toutes les personnes nouvellement embauchees aient acces a ces informations. 

      2. Imprimez votre adresse URL (par exemple http://www.secrets-formation.com/) et votre adresse email (comme admin@secrets-formation.com) sur tout votre papier a lettre, sur les cartes de visite ainsi que sur les cartes de remerciements. 
         De cette maniere, toutes les personnes se trouvant face a un document provenant de chez vous sauront comment contacter votre societe sur Internet. 

      3. Votre entreprise, comme beaucoup d'autres, ferme de maniere reguliere pour le conge hebdomadaire et la nuit. 
         Pourquoi se priver des noctambules ? 
         Pourquoi se priver de clients qui eux travaillent quand vous prenez votre conge ? Il n'y a aucune raison. N'hesitez pas a inscrire sur votre site (ou / et vos papiers) "Ouvert 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 sur le Web". Meme si vous etes fermes, vous allez vous donner une image de plus grande disponibilite. 

      4. Pensez a mettre l'adresse de votre site sur votre repondeur ou sur le message d'attente. Prenez la peine de faire savoir a vos interlocuteurs qu'ils peuvent trouver des informations supplementaires sur votre site mais aussi acheter vos produits et vos services et prendre contact avec le service technique s'ils ont un probleme. 

      5. Inscrivez l'adresse de votre site web sur les economiseurs d'ecran des postes informatiques de votre societe. Ceci afin de rappeler continuellement l'URL a votre personnel lorqu'il est au telephone. De cette facon, tous vos employes finiront par s'en rappeler. 

      6. Quand un client potentiel vous appelle pour des informations supplementaires concernant votre societe, le ou les renseignements donnes, pensez a lui demander s'il a une connexion a Internet et alors, renvoyez-le vers votre site pour des informations complementaires. Cela lui evitera d'attendre de la documentation par voie postale et vous permettra de reduire votre facture postale. 

      7. Pendant les periodes de fetes, recherchez des cartes, des objets promotionnels assez inhabituels pour les envoyer a vos clients. 
         Bien sur, pensez a inscrire dessus l'adresse de votre site web. Un exemple d'objet assez inhabituel : envoyer une carte de voeux, l'image de la page de garde de votre site web imprimee dessus. Web Cards propose ce service. Bon, c'est en anglais mais je ne sais pas s'il existe l'equivalent en francais et le prix est interessant. 

      8. Il est possible d'echanger des brochures, de la documentation avec vos clients ou fournisseurs. Lorsqu'une personne demande a recevoir par la poste de la documentation, pensez a inserer en plus la brochure d'un de vos clients ou fournisseurs. Une faveur que vous leur faites et qui doit etre reciproque, bien sur. 

      9. Pensez a inscrire sur la voiture de votre compagnie le nom de votre societe ainsi que l'adresse URL ou il est possible de voir votre site. Ce moyen vous aidera a etre vu lorsque vous sortirez et sera surement un premier pas a de nombreuses conversations. 

      10.  Pensez a faire des t-shirts avec votre logo ainsi que l'adresse de votre site web. Ensuite, vous pouvez les donner comme cadeaux, comme objets de promotion ou bien comme prix pour un concours. 

      11. Si vous allez dans un restaurant ou dans un hotel et qu'il y a un livre d'or, pensez a le signer et surtout, n'oubliez pas de laisser l'adresse de votre site web. Ces livres d'or sont souvent laisses a la reception tout le long de l'annee et les gens patientant lisent les divers commentaires qui ont pu etre fait... y compris l'adresse de votre site. 

      12. Soyez attentif, lorsque vous passez une annonce dans un quotidien ou dans un magazine, que l'adresse de votre site soit suffisament visible. 
         Surtout, evitez de la cacher avec une police toute petite dans un coin. L'URL est un element majeur de votre annonce. 
       
      Chris Hédé

      jeudi 5 août 2010

      Combien de temps faites vous perdre à vos visiteurs ?

      Je ne le répéterai jamais assez, et je ne suis pas le seul, quand on a quelque chose à vendre sur son site : tout doit être rapide !
      Il faut que l’on comprenne rapidement de quoi on parle, il faut que l’on puisse rapidement trouver l’information qui nous permettra de prendre une décision et une fois la décision prise, il faut que l’on puisse agir très vite.

      Si votre taux de rebond est élevé et votre taux de conversion faible, en plus de ne pas assurer au niveau de votre segmentation et du traitement des personas identifiés, vous avez certainement un problème pour vous faire comprendre et/ou pour permettre aux prospects d’agir.
      Dans cette optique quand j’optimise un site, je ne m’embarrasse plus du design, des visuels sophistiqués, des mises en pages élaborées, des figures de styles et autres rhétoriques pompeuses… Seul compte l’objectif de ma page, et lui seul !
      Le surfeur étant par définition volatile, je ne m’autorise pas à nous faire perdre du temps, à lui comme à moi.
      Techniquement, voici un listing bien détaillé proposé par Yahoo, répertoriant ce qu’il est possible de faire pour améliorer les performances de rapidité de votre site Web. Il est possible d’analyser tout ça en détail grâce à l’excellente extension YSlow qui s’intègre au plugin Firebug de Firefox.
      Bryan Eisenberg quant à lui, nous donne quelques pistes pour ne plus faire perdre de temps à nos courageux prospects sur le point d’effectuer un rebond…
      • Est-ce que cela prend du temps pour que les pages du site se chargent ?
      • Est-ce qu’il y a du contenu important caché ? Trop loin de la zone de scroll ?
      • Est-ce que cela prend du temps pour les visiteurs de trouver le produit qu’ils recherchent ?
      • Est-ce que vous forcez les visiteurs à switcher entre les pages catégories et les pages produits pour qu’ils trouvent l’information désirée si vos pages de catégories échouent à informer suffisamment pour prendre une décision ?
      • Est-il difficile de trier les choix possibles par facteurs (ou préférences) jugés importants par les visiteurs ou proposez vous uniquement un tri par prix ?
      • Est-ce que le processus de commande est trop long et nécessite trop d’étapes pour le compléter ?
      • Est-ce que votre visiteur doit effectuer plusieurs étapes pour connaître le coût total de l’achat, en incluant les frais de port ?
      Il est très important de sortir la tête de l’eau et de vous mettre réellement à la place de vos visiteurs.
      Mettez vous à la place du quidam lambda, partez du principe qu’il n’a aucun niveau d’expertise.
      Effectuez les actions que les prospects doivent faire et surtout, ne vous cachez pas les choses… Si pour vous le chargement du catalogue est « un tout petit peu long mais ce n’est pas très grave… » dîtes vous bien que vous vous permettez cela car vous raisonnez en tant que propriétaire du site.
      Et vos prospects ne manqueront pas de vous rappeler à quel point vous faîtes une grave erreur.

      mercredi 4 août 2010

      La trousse de secours du site qui ne convertit pas

      Votre site ou votre landing page optimisée ne convertit pas suffisamment de visiteurs en prospects et de prospects en acheteurs ?
      Avant de vous décider à abandonner la niche/le marché, voyons 3 points rapides qu’il est nécessaire d’évaluer rapidement.

      Entendons nous bien, les raisons qui font que votre site ne convertisse pas peuvent être très nombreuses !
      Je ne vais pas détailler la centaine de critères que je prends en compte personnellement quand je travaille sur un site d’e-commerce ou un site destiné à vendre via affiliation, mais plutôt évoquer 3 points importants à verrouiller.
      Je suis le premier à abandonner un site quand je vois qu’il ne fonctionnera pas. Mais pas avant d’avoir vérifié ceci.

      1/ On comprend en moins de 2 secondes de quoi on parle !
      Ce test est primordial. Sans rentrer dans les détails d’optimisation possible pour qu’un internaute en mode surf, comparaison ou achat comprenne rapidement de quoi on parle (voici une piste), il faut évaluer si le message principal passe rapidement.
      Inutile de rappeler à quel point l’internaute est volage et soumis à la pression publicitaire, vous avez une poignée de secondes pour le capter.
      Pour vérifier facilement si le message qui doit toucher votre cible passe bien, vous pouvez réaliser ce petit test sans prétention, un peu trivial mais révélateur :
      1/ Trouvez quelques personnes à peu près concernées par ce que vous vendez, qui rentrent plus ou moins dans le cadre de votre cible. Amis, famille, compagne, professionnels, inconnus… N’hésitez pas à multiplier les avis mais de préférences choisissez des personnes non impliquées, franches, qui ne donneront pas un avis « pour faire plaisir ».
      2/ Ne leur dîtes pas que vous allez les tester, dîtes juste que vous voulez leur avis sur votre site
      3/ Montrez leur votre site/page, pendant moins de 5 secondes,… et éteignez l’écran de l’ordinateur sans prévenir
      4/ Posez leur ces 2 questions : « De quoi ça parle ? », « Quelle est selon toi la différence avec les autres sites qui proposent la même chose ? »
      Vous l’aurez compris, l’objectif de ce petit test tout simple est de s’assurer que dès le premier niveau de lecture ressorte la thématique/le produit exposé ainsi que le positionnement de la société/vous, ce qui la différencie des nombreux autres concurrents.
      Ce test n’a évidemment pas autant de valeur scientifique qu’un bon test A/B réalisé sur un large échantillon d’internautes lambda, sur des fréquences différentes et sur hypothèse que vous sachiez isoler vraiment les variables déterminantes et isoler leur implication et leur corrélation avec d’autres.
      On est bien là dans le cadre d’une trousse de secours pour détecter rapidement les dysfonctionnements d’un site qui ne convertit pas ;)
      2/ Réfléchir à nouveau à l’objectif de la page
      Normalement, chaque page doit avoir un objectif clair. Dans la quête d’un taux de conversion parfait, il n’y a pas de superflu, il n’y a aucune place pour l’inutile ou l’ « à peine utile ».
      Quand on rédige pour son site et que l’on commence à réfléchir aux problématiques techniques, acquisition de trafic, ergonomie, utilisabilité… on peut avoir tendance à perdre de vue l’objectif de départ de notre page. A force de régler de plus en plus de contraintes, on peut finir par brouiller le message ou rendre trouble le chemin du tunnel de conversion.
      Prendre un peu de recul et se remémorer quel était l’objectif de départ de votre page peut vous aider à comprendre pourquoi elle ne convertit pas.
      Vous attendez quelque chose des internautes, une action, cela peut être :
      • Une vente
      • Une demande de devis
      • Une inscription à la newsletter
      • Un commentaire sur votre blog
      • Une inscription à votre service
      • Un clic sur la bannière publicitaire
      • Une mise en favori/bookmark
      • Une prise de contact téléphonique
      Quelque soit l’action désirée, assurez vous que l’appel de cette action, le call to action, soit extrêmement visible, intuitif, accessible, simple, et non contraignant.
      Assurez vous d’augmenter vos chances en proposant en retour quelque chose avec une vraie valeur ajoutée. Par exemple : « Inscrivez vous à la newsletter et recevez cet e-book gratuit », « Commandez aujourd’hui et bénéficiez de 20 % »…
      Donner son mail ou son numéro de carte de crédit nécessite un effort de la part du prospect. Vous ne pouvez pas vous permettre d’attendre qu’il agisse s’il ne perçoit pas le bénéfice à contracter avec vous.
      Si le call to action est visible et non parasité par des éléments indésirables et inutiles (menu de navigation…) et que le taux de conversion ne vous convient toujours pas, analysez le taux de réussite du call to action.
      J’ai commencé à évoquer ce point ici, par exemple, s’il faut remplir un formulaire pour effectuer l’action : mettez en évidence taux de remplissage VS taux d’abandon.
      Peut-être que le problème ou l’un des problèmes auquel vous faîtes face et très simple.
      Vous pouvez avoir la page la plus directive pour diriger vers le call to action, l’argumentation la plus solide pour inciter les internautes à s’inscrire à votre mailing-list, si vous leur demandez pour pouvoir s’exécuter de : créer un compte, rentrer leur nom de famille, rentrer leur âge, leurs hobbys, leur ville, département, région… Ça commence à faire beaucoup pour récupérer un simple mail non ?
      Au passage, s’inscrire à la mailing-list de ce blog, qui permet d’être tranquillement averti des nouveaux articles et de recevoir les mots de passe des articles protégés, ne prend pas plus de 2 secondes top chrono :D
      Pour résumer, votre page a un objectif, ne vous détournez pas de cet objectif et accompagnez l’internaute vers la réalisation de celui-ci.
      N’empruntez pas de chemins sophistiqués… La simplicité est la clé.
      3/ L’offre n’intéresse pas les profils d’internautes que vous attirez
      C’est bien entendu la base, le produit que vous commercialisez doit répondre aux attentes et problèmes d’une certaine cible, sans quoi il n’y a pas de marché.
      Cela dit, si vous savez que votre produit est « bon » ou que des concurrents savent très bien le vendre, le problème peut venir de l’acquisition de trafic.
      Il est possible que vous concentriez vos efforts à acquérir du trafic qui n’est pas concerné par vos produits et services.
      Vérifiez alors la segmentation de vos bases de données mail, l’efficacité de chacun de vos mots clés achetés avec Adwords, la pertinence du travail réalisé sur les profils de persona…
      La grande force de la vente sur Internet réside dans le vivier de prospects potentiels mais avec une mauvaise stratégie d’acquisition de trafic et les coûts d’acquisition qui en découlent, vous pouvez vite être confrontés à de sérieuses pertes.
      Une fois le discours et la mise en œuvre de votre landing page verrouillés, vous n’avez plus d’excuses pour ne pas convertir avec les personnes réellement concernées par votre offre