dimanche 15 août 2010

8 astuces pour créer une page d'atterrissage

   Vous avez besoin de créer une page d'atterrissage mais vous ne savez pas par où commencer ? 

   Tout d'abord, clarifions ce qu'est une page d'atterrissage. Une page d'atterrissage est une page dont le trafic généré provient d'un lien sponsorisé ou d'une bannière, ou n'importe quelle publicité online. Et cette page d'atterrissage doit convaincre le visiteur qu'il doit rester sur le site pour accomplir une action particulière, comme par exemple :
  • s'abonner à une newsletter ou remplir un formulaire,
  • acheter un produit,
  • obtenir des informations.
   Quelles raisons feront que le visiteur restera sur cette page ? La structure, le langage, et l'attraction visuelle font partie des principaux facteurs. Suivez ces quelques astuces pour créer ou refondre votre page d'atterrissage.
 

La Structure

    Les visiteurs arrivent sur votre site pour obtenir des réponses. Ils parcourent rapidement la page pour savoir s'ils sont au bon endroit et évaluent si leur visite va être rapide et facile, ou au contraire longue et fastidieuse. Votre page d'atterrissage doit les inviter à trouver l'information qu'ils recherchent. La structure de la page doit à la fois les attirer et les encourager à accomplir votre objectif, et surtout pas les distraire.    La structure de la page d'atterrissage devrait en général correspondre à celui de la bannière, de l'annonce ou du lien que les visiteurs ont cliqué pour venir sur votre site. Si par exemple, votre annonce PPC parle d'articles Webmarketing, alors votre page d'atterrissage doit parler exactement de cela. Si vous cliquez sur une bannière de Victoria's Secret avec l'image d'une belle lingerie, la page d'atterrissage ne parlera et ne montrera que ce produit.
 

Les Visuels


1) L'agencement

   L'emploi stratégique du texte et des images permettront d'attirer l'attention des visiteurs. Ne surchargez pas votre page avec de grandes images inutiles (ou animations). Aérez au maximum votre page et placez votre message dans la portion centrale de la page plutôt que sur les côtés, où l'attention risque d'être perdue rapidement. Faites une page courte. Les visiteurs souhaitent un message précis, donc ne les perturbez pas avec une prose sans intérêt. Allez droit à l'essentiel.

2) La beauté attire l'oeil

   Employez une palette de couleurs cohérente. Si vous avez annoncé avec des bannières liant votre site web, assurez-vous que le concept et le schéma de combinaison de couleurs sont respectées à tous les niveaux. C'est aussi un bon indicateur pour le visiteur car il peut identifier facilement qu'il est au bon endroit.

3) Simplifiez

   Supprimez tous les éléments distrayants comme les bannières publicitaires, les liens, les blocs d'information additionnels de la page d'atterrissage, et ne laissez que le message principal.
 

L'Objectif

   Avant de concevoir votre page d'atterrissage, vous devez décider quel sera l'objectif de celle-ci. Si vous recherchez des visiteurs qui s'abonnent à votre newsletter, l'objectif sera que les visiteurs remplissent toutes les informations nécessaires pour devenir membre de votre mailing-liste.
 

Etudiez votre Cible

   Faites vos recherches. Gardez toujours vos visiteurs à l'esprit lorsque vous concevez votre page d'atterrissage et ajustez-la afin qu'elle corresponde à leurs besoins. En réduisant vos options et en vous concentrant sur vos , vous collerez à votre cible.
 

Maintenez l'Attention

   Maintenez l'attention sur vous. Vous avez conçu une grande affiche pour attirer vos visiteurs, maintenant qu'ils sont là, conservez leur attention, ne leur donnez pas l'occasion de se perdre dans les méandres de votre site.
 

L'Appel à l'Action

   Un appel à l'action comme "s'abonner maintenant" ou "profitez de cette offre" rappelle au visiteur pourquoi il est sur votre site web. Placez-le au sommet de votre message. Pour les utilisateurs qui veulent cliquer, cela leur permet de le trouver facilement. Pour ceux qui décident toujours, c'est un bon rappel.
   De nombreux sites web placent un formulaire de contact directement dans la page d'atterrissage, ce qui n'est pas une si mauvaise idée. Une fois encore, dans ce cas-là, vous avez besoin d'appels évidents à l'action. Ne placez pas de liens sans intérêt dans la page qui feraient sortir le visiteur de votre site, préférez plutôt des liens amenant à acheter vos produits/services.
 

Ecrivez comme un Pro

   Inutile d'embaucher quelqu'un pour faire du travail de pro. Il vous suffit juste d'écrire sans fautes d'orthographe ni grammaticales. J'ai récemment vu un lien sponsorisé offrant des "vaccences discount". Avec de telles fautes, je me suis imaginé un hôtel miteux bordé par un marécage rempli de moustiques. Je n'ai pas cliqué.
 

Rassurez le Visiteur

   Les gens sont méfiants dès qu'on leur demande de renseigner des données personnelles. Si vous devez demander ce genre d'information, assurez-vous d'avoir une charte de confidentialité crédible à fournir.


A propos de l'auteur
   Ayat Shukairy est la directrice du département de rédaction d'INVESP. Elle manage une équipe de rédacteurs qui proposent des services de rédaction professionnelle pour les sites web et l'optimisation SEO d'articles.

Comment créer et mettre en place une campagne d’e-mailing efficace ? Etapes 1 et 2

   Selon le baromètre de l’e-mailing du Syndicat National de la Communication Directe (SNCD), les budgets consacrés au canal de l'emailing sont de plus en plus élevés.
   Ce sont plus de 40 millions d’euros qui ont été investis en 2005 contre env. 18 millions en 2004 ; soit une augmentation de 120 %. (Source : Guide de l’E-commerce 2007).
   Comme chaque méthode marketing, l’e-mailing a sa démarche.

   Les deux premières étapes sont la définition de sa stratégie et la constitution ou gestion d’une base de données.

Etape 1 : Définir sa Stratégie

   Tout comme pour la mise en place d’une campagne de liens sponsorisés, il est primordial avant le lancement d’un e-mailing de définir sa stratégie et ainsi définir ses objectifs. Cette étape va vous permettre de déterminer les éléments clés de votre campagne.
Voici un ensemble de questions à se poser :

Quels sont mes objectifs ?

  • Sont ils quantitatifs ? : Générer des ventes, créer du trafic sur mon site Internet, générer des inscriptions à ma newsletter...
  • Sont ils qualitatifs ? Faire connaître ma marque, mettre en avant mon positionnement...

Auprès de qui vais-je communiquer ?

   Il est important de définir avant toute conception d’e-mailing le profil de vos destinataires. Si votre objectif est commercial, il est important de personnaliser vos messages et d’adapter votre discours en ne s’adressant qu’à une cible à la fois.
   Allez-vous vous adresser à des prescripteurs, directement à l’utilisateur final ? Quel critère de segmentation doit être privilégié ?, etc...

Que vais-je mettre en place autour de ma campagne d’e-mailing ?

   En fonction de votre objectif, vous allez favoriser ou non la mise en place d’actions complémentaires. Par exemple, si votre objectif est l’augmentation de vos ventes, pourquoi ne pas mettre en place une promotion afin de susciter davantage l’intérêt de vos destinataires et d’augmenter les retours de votre campagne. A quelle fréquence, sur quel délais... ?

Étape 2 : Constituer et Gérer une base de données pertinente

   Le principal outil de travail de votre campagne d’e-mailing va être la base de données de contacts à laquelle vous allez vous adresser.

Louer ou Acheter une base de données

   Si vous louez ou achetez une base de données, vous disposerez normalement d’un fichier légal et actualisé.
Voici quelques acteurs de la location de fichiers d’e-mails :
  • Come & Stay : 22 millions d’adresses e-mails en France issues d’un partenariat avec 80 sites Web.
  • Ibase : 37 millions d’adresses opt-in (cf. ci-dessous) dont 3 millions exclusives. Sa base propriétaire possède 800 000 adresses.
  • Directinet : Env. 16 millions d’adresses opt-in et 150 critères de qualification.

Constituer soi-même sa base de données

   Si vous souhaitez constituer vous-même votre base de données, il faudra respecter quelques règles de déontologie et quelques aspects légaux !
Votre base de donnée doit être composée de contacts « opt-in ». Cela correspond à la manière dont les données des internautes ont été collectées. Il existe quatre méthodes de collectes de données personnelles :
- L’opt-in : on distingue l’opt-in actif de l’opt-in passif :
  • L'opt-in actif : l'internaute doit volontairement cocher une case ou donner délibérément son adresse pour qu’elle soit utilisée ultérieurement à des fins commerciales.
  • L'opt-in passif : une case est déjà précochée. L’internaute permet à un tiers d’utiliser son adresse à des fins commerciales par défaut. Il ne fait pas clairement le choix d’y souscrire mais reste explicite.
- L’opt-out : on distingue l’ opt-out actif de l’ opt-out passif :
  • L'opt-out actif : L’internaute doit cocher une case pour ne pas recevoir de message ultérieurement. L’accord est donc acquis par défaut et est considéré comme implicite.
  • L'opt-out passif : en souscrivant un service, l'internaute est automatiquement inscrit à une liste sans qu'il ait la possibilité de le refuser. La désinscription ne peut se faire qu'après l'inscription. L’accord n’est donc sollicité qu’après l’utilisation de son adresse.
   Autant pour la pertinence et l’efficacité de votre campagne que pour le positionnement de votre marque, il est important d’utiliser des adresses opt-in, actives ou passives. Il n’y aura ainsi aucune barrière psychologique (en tout cas, moins !) à la réception de votre message.

Quel format ?

    Dans quel format allez-vous concevoir votre e-mailing ? En html ? En texte ?

   Sachez que le format html est le format le plus lisible, le plus travaillé et le plus performant (il possède généralement un meilleur taux de clics). La présentation est esthétiquement meilleure... Un léger hic... Le format html , même si c’est de moins en moins le cas, n’est pas accepté par un certain nombre de messageries. La belle image se transforme en un tas de liens illisibles !
   Le format texte permet de pallier à ce risque et de s’assurer que l’ensemble des internautes recevra votre message, il est cependant très simple, sans mise en page, ni présentation. Il implique par conséquent beaucoup moins l’internaute et ne lui donne pas envie de lire.
   Le dernier format à la mode est l’e-mailing animé (Gif animé, Flash, Video Streaming ) mais il subit les mêmes problèmes que l’html à ses débuts !
 

Quel message ?


1- Un message clair allant à l'essentiel

   Un message, comme un résumé dans une campagne de liens sponsorisés, doit être convaincant, clair et précis.
   Il doit être bref et concis ; composé de phrases courtes et conserver une certaine cohérence. Chaque mot doit être pesé ! Vous devez impérativement éviter les sous-entendus, et les devinettes... L'e-mail ne doit pas fatiguer l'internaute mais le séduire ! Il est important de savoir décrire son activité ou l'objectif du message en le moins de mots possibles !
   Segmentez votre texte afin qu'il soit le plus aéré possible. Utilisez des paragraphes, des tirets, des intertitres, même des tableaux si vous faites des comparaisons... L'internaute doit pouvoir, en quelques coups d'œil, comprendre ce qui lui est proposé. Vous devez utiliser des mots clés descriptifs et les mettre en avant (gras, polices..., dans la mesure du raisonnable !). N'utilisez pas de majuscules ou de ponctuations abusives qui ne favorisent pas l'intérêt visuel.
   Enfin, soyez directs ! Optez pour la voix active plutôt que pour la voix passive. Impliquez le destinataire dans votre message.

2- Un accès facilité

   Supprimez toutes les barrières intermédiaires possibles entre votre destinataire et l'objectif que vous vous êtes fixé (formulaire, achat...). Mieux ! Incitez l'internaute, poussez-le vers vos produits (C'est la célèbre stratégie de communication « Push »).
  • Utilisez donc le deep linking  : il est préférable d'allez à l'essentiel sur l'e-mail et de placez des liens pointant vers les pages d'informations adéquates. Ne redirigez pas sur la Home page de votre site !
  • Utilisez des liens courts : il n'est jamais bon de voir des liens à rallonge sur un e-mail !
  • N'oubliez pas de rendre votre logo cliquable en le redirigeant sur votre site,
  • Enfin, évitez au maximum les formulaires sur e-mail. Préférez la landing Page : créez une page de redirection spéciale, personnalisée à chaque envoi d'e-mailing (avec un message cohérent face à votre cible), votre taux de conversion sera meilleur.

3- Un message personnalisé

  • Personnalisez votre message en indiquant par exemple le nom ou le prénom de votre destinataire sur votre e-mail. Le caractère humain de ce type d'attention vient améliorer le coté informel et massif de l'e-mailing.
  • Attention également à traiter vos clients et vos prospects de manière différente. Vos clients doivent être privilégiés et leurs e-mails doivent être une fois encore personnalisés !
  • Enfin, soignez votre titre et la première ligne de l'e-mail  ! Puisqu'ils sont les plus lus, à vous de faire en sorte que le destinataire se sente entièrement concerné à la lecture de ces éléments.

4- Un positionnement sérieux à véhiculer

   Sachez que même un e-mailing, aussi petit qu'il puisse paraître reflète entièrement l'image de votre société (ou de votre site !). Vous allez véhiculer un positionnement auprès de vos prospects... Veillez à respecter les règles grammaticales et d'orthographe.
   Des fautes répétitives traduisent un non professionnalisme et instaure une image négative dans l'esprit de l'internaute. De la même façon, utilisez un vocabulaire simple et adapté à votre cible. Ne soyez par exemple pas trop technique si votre objectif est de faire découvrir votre activité !

Quelle mise en page ?


1- L'objet

   L'objet, comme le message, doit être bref, clair et aller à l'essentiel. Il doit être le plus court possible et mettre en avant l'intérêt de votre offre. Il doit inciter le destinataire à ouvrir l'e-mail et doit inspirer confiance à l'internaute.
   Il traduit le sérieux de votre message et ne doit pas être mensonger. Une fois déçu, l'internaute est difficile à reconquérir. Il est donc important de savoir doser les termes promotionnels, la ponctuation et les majuscules afin de ne pas être trop agressif.

2- La signature

   Vous devez signer votre e-mail : nom, prénom, adresse, téléphone... Il s'agit de mettre un contact qui évoque quelque chose pour le destinataire. La signature doit être cohérente avec l'adresse e-mail et le nom de l'expéditeur. L'essentiel étant encore une fois de supprimer toutes les barrières psychologiques entre la réception et l'ouverture de l'e-mail.
   N'hésitez pas à créer une adresse e-mail uniquement pour vos envois d'e-mailing mais veillez à ce qu'elle soit toujours la même afin que vos destinataires connaissent rapidement votre adresse et l'associe à votre société.

3- Désabonnement

   N'oubliez pas d'offrir la possibilité à votre destinataire de se désabonner à votre mailing liste. Ajouter en bas d'e-mail un message décrivant la démarche à faire pour se désinscrire (même si vous l'écrivez en police discrète !).

Quelle Optimisation ?

Pour conclure, juste quelques petits conseils d'optimisation afin d'éviter d'être considéré comme spam !
  • Si vous avez achetez ou louez votre fichier, n'hésitez pas à indiquer la façon dont vous avez obtenu l'adresse du destinataire. Vous pouvez par exemple inclure dans votre titre d'e-mail « ‘origine du fichier' vous recommande la société...  ». Le destinataire saura alors pourquoi vous lui envoyé un e-mail, et aura moins d'hésitation à l'ouvrir s'il ne vous connaît pas.
  • Evitez les mots promotionnels dans votre sujet, l'objet du message ou le message en lui-même. Des mots tels que « gratuit », « offert », etc... sont rapidement détectés par les anti sp@m !
  • Ne dépassez pas les 70 caractères par ligne car le texte de votre e-mail risque d'être coupé par certaines messageries !
  • Ne joignez aucune pièce jointe à votre e-mail. Si vous souhaitez mettre un fichier à disposition de vos destinataires, préférez héberger votre document et le proposer via un lien.

En Conclusion

Nous verrons dans un troisième et dernier article l'envoi, la gestion des retours et l'optimisation des e-mails.



A propos de l'auteur
Estelle Schomann est Responsable Marketing et Communication chez Mirago France, moteur de recherche et 4ème acteur européen du Search Marketing (Liens Sponsorisés). Elle édite son propre blog avec des conseils et des articles sur les Liens Sponsorisés.

Email Marketing : 15 astuces pour écrire vos titres

   50 caractères, c'est tout ce qui vous sépare du succès de votre prochaine campagne emailing.

   50 caractères, c'est toute la place dont vous disposez pour écrire le titre de votre sujet qui captera l'attention de votre lecteur et l'incitera à ouvrir l'email.
   Comment quelque chose d'aussi insignifiant peut faire (ou ne pas faire) le succès d'un email ? Parce que beaucoup de destinataires utilisent la ligne "Objet" des emails pour décider de les accepter ou de les effacer. Et cette ligne "Objet" (donc le titre de votre email) est donc un vrai casse-tête.

   Un bon titre peut facilement amener l'ouverture de l'email, tandis que, par exemple, un titre mal orthographié pourrait envoyer directement votre mail dans la corbeille. Parce que trop de paramètres dépendent de votre titre, voici 15 règles pour trouver le meilleur. Asssurez-vous de toutes les passer en revue avant d'entamer votre prochaine campagne emailing.

1- Lisez le journal

   Si vous souhaitez écrire un bon titre, fouinez dans votre journal local préféré. Les Gros Titres mettent généralement en évidence le fait le plus important du sujet dans un minimum d'espace.
   Votre titre, à son tour, doit clairement signifier ce à quoi vos lecteurs peuvent s'attendre en ouvrant l'email, ce qu'il contient, et l'action que vous demandez en retour. Souvent, il n'y a pas assez d'espace pour l'écrire. Jetez un oeil aux titres des journaux et regardez comment cela peut se mettre en place avec le contenu de l'article.

2- Aucune formule toute faite

   Ce qui fonctionne pour une campagne emailing peut ne pas fonctionner pour la suivante. Une offre promotionnelle devrait être titrée différemment d'une annonce produit. Même si vous envoyez des emails pour promouvoir des campagnes similaires, vous ne devez pas vous resservir du titre de votre précédente campagne.

   Comment trouver ce qui fonctionne le mieux ? Rendez-vous à la règle n°3.

3- Testez, testez, testez

   Testez en permanence pour déterminer les tendances et les modèles qui semblent fonctionner. Pré-testez si vous le pouvez.
   Ajoutez un jour supplémentaire dans le planning de création de campagne pour vous laisser suffisamment de temps pour essayez plusieurs titres.
   La règle 12 vous apprendra davantage sur les tests.

4- La ligne "Expéditeur"

   La ligne "expéditeur" renseigne le destinataire sur qui a envoyé l'email, et la ligne "Objet" (le titre) propose de l'ouvrir. Si votre ligne "expéditeur" renseigne le nom de votre société, vous n'avez pas à le répéter dans le titre, ce qui vous libérera de la place dans ce dernier.
   Mais vous devez refléter le nom de votre newsletter dans votre titre, de manière à ce que votre email n'aille pas tout droit dans la corbeille. De récentes études ont montré que la plupart des lecteurs regardaient en tout premier lieu la ligne "expéditeur" avant de décider de garder ou de jeter l'email.

5- Listez les informations-clés au début

   Certains logiciels de messagerie permettent davantage de caractères que d'autres, mais la plupart en autorise au moins 50, espaces compris. Donc, il est nécessaire de placer vos informations les plus importantes dans les 50 premiers caractères. Assurez-vous également que la coupure n'ait pas lieu sur une information cruciale, comme un prix ou une date.

6- Le taux d'ouverture ne permet pas de mesurer le succès d'un titre

   Observez les sujets associés à un nombre élevé de conversions, comme les abonnements à votre newsletter, les clics dans vos emails amenant sur votre site, les ventes ou les téléchargements. Si vous jetez un oeil à votre outil d'analyse, vous observerez quelques anomalies, comme un email avec un taux d'ouverture relativement bas, mais un taux élevé de conversion. Cela exprime que quelque chose dans votre titre a capté un segment particulier de vos lecteurs et peut donc vous montrer le chemin d'une segmentation plus lucrative. Souvenez-vous, votre but final n'est pas un fort taux d'ouverture, mais d'amener vos abonnés à exercer une action spécifique. Focalisez-vous sur cet objectif final.

7- Personnalisez votre titre

   Personnalisez vos titres en fonction des préférences des produits ou de contenu de vos abonnés, en fonction de leur centre d'intérêt, leurs précédents achats, leurs visites ou les liens cliqués. Mais soyez vigilent avec la personnalisation sur les achats précédents car l'achat précédent a pu être un cadeau pour quelqu'un d'autre et peut ne pas figurer dans les centres d'intérêts de votre lecteur. Faites toujours en sorte de rendre l'accès aux données de vos abonnés facilement accessible pour éditer leurs préférences.

8- L'urgence conduit à l'action

   Imposez une échéance : "Achetez avant minuit ce soir !", "Dernier jour pour être livré avant Noël !"... Utilisez l'urgence également comme portion de votre planning emailing. Par exemple, le lundi : "Plus que 5 jours...", et le jeudi : "Plus que 24 heures..."

9- Les filtres anti-sp@m

   Vous devez faire attention aux mots qui sonnent comme du sp@m, à vos phrases ou à la construction. Deux astuces peuvent contrer un filtre anti-sp@m : un titre tout en lettres capitales et la sur-utilisation des points d'exclamation. Mais ces deux astuces ne sont pas professionnelles. Elles vous sont données à titre indicatif.

10- "Gratuit" n'est pas mauvais

   Oui, vous pouvez utiliser le mot "gratuit" dans votre titre. Ne mettez tout simplement pas ce terme dans les 2-4 premiers mots pour plus de sûreté, et surtout pas en premier. Par contre, vous pouvez ici utiliser les 2 astuces citées en 9. Par exemple : "Un ebook webmarketing GRATUIT !! Plus que 2 jours !". La plupart des gens continuent de réagir au mot "gratuit", donc l'augmentation des appels à l'action sera toujours supérieur aux emails perdus après un filtrage anti-sp@m.

11- Incitez sans tromper

   N'exagérez pas la vérité dans votre titre ou ne promettez pas davantage que l'email peut délivrer sinon vous devrez faire face aux réclamations de vos lecteurs qui seront plus difficiles à satisfaire pour vos prochaines offres. Vos lecteurs de méfieront de vous (et pourraient cocher la case sp@m) si votre titre ne reflète pas le contenu de l'email.

12- Ecrivez et testez suffisamment tôt et fréquemment

    Ecrire le titre est très souvent la dernière chose et la plus difficile à faire dans le développement d'un campagne emailing. Cela devrait être l'inverse.
   Au moment où vous projetez de mettre en place votre campagne emailing, commencez à penser à ce que vous allez mettre dans le titre de l'email. Cela vous aidera à affiner le thème de votre campagne et peut même le modifier.
   Vous devriez toujours tester vos titres sur un segment de votre mailing-list, mais si vous êtes pressé par le temps, testez-les auprès d'un groupe informel de personnes comme votre équipe marketing, certains employés de votre société, vos connaissances, parents... afin d'obtenir une vision d'ensemble de leur impact.

13- Passez en revue les performances de vos précédents emails

    Observez quels titres ont amené à l'action désirée : le plus de conversions, le plus fort taux de ventes, le plus fort taux de clics... Observez les rapports de votre outil analytique pour voir quel sujet d'article a amené le plus de clics, quel fichier a été le plus téléchargé, quels services de votre société génèrent le plus de trafic...   
   Cette analyse devrait déterminer vos stratégies de sélections de produits, définir le contenu de vos emails, mais peut aussi vous montrer quelle information est plus pertinente ou utile.

14- Continuez le dialogue

    Si vous envoyez des emails plus fréquement que de manière mensuelle ou hebdomadaire, cela vous aide à créer un dialogue avec vos lecteurs. Vos rapports de tracking devraient vous montrer quels sont leurs boutons préférés, quels genres de sujets les amènent à ouvrir et à cliquer de manière plus intense...  
   Mettez en évidence ces mots-clés ou thèmes de manière appropriée dans votre titre, en première ou seconde position, pour capter l'attention du lecteur. De plus, si la fréquence d'envoi vous le permet, continuez le dialogue que vous avez instauré précédemment. Par exemple : "Google accepte la censure chinoise", suivie de "Google témoigne devant le Congrès".

15- Le test des "doit ouvrir / doit lire"

   Le temps où les gens ouvraient tout ce qu'ils recevaient dans leur messagerie est révolu. Aujourd'hui, vous devez les intriguer, faire appel à leur désir d'information, et être un détenteur de savoir. Retournez à la règle 14.
   Si vous avez instauré une conversation avec vos lecteurs, une référence à celle-ci dans votre titre les intriguera et les incitera à ouvrir votre email pour lire la suite. Faites un simple test sur vous et sur les membres de votre équipe : est-ce que le titre a passé ces 2 tests ?

1- le test du "doit-lire"

   Si un abonné n'ouvre pas l'email, il pensera qu'il n'est plus dans le coup et qu'il se peut qu'il ait manqué une offre dont il regrettra de ne pas avoir su en tirer profit.

2- Le test de la corbeille.

    Simplement, si pour quelque raison que ce soit, votre email atterrit dans le corbeille, est-ce que la combinaison des libellés de l'expéditeur et du titre inspirent la confiance et intriguent autant qu'escompté ?

En conclusion

   Effectivement, cela peut paraître compliqué de tout dire en 50 caractères (espaces compris !). Mais ces 50 caractères peuvent avoir un très grand impact sur le succès d'une campagne emailing. Ces 15 règles vous permettront de vous rapprocher de ce succès.

A propos de l'auteur
Lauren McDonald est Vice-Présidente de la société d'emailing EmailLabs. Cette société propose des logiciels et des services à haute performance et aide les marketeurs à finaliser leurs projets de campagnes.

Conseils pour améliorer le design d'une newsletter HTML

   Comme la plupart des webdesigners, vous comprenez la nécessité de créer des sites web accessibles, modernes et sémantiquement bien structurés, le tout à l'aide du XHTML et du CSS.
   Seulement, lorsqu'il s'agit de créer le design de newsletters HTML, les règles de conception s'appliquent-elles de la même manière ? Y a-t-il des éléments que vous devriez concevoir spécifiquement pour le support email et qui ne fonctionneraient pas nécessairement sur un site web ? Dans cet article, nous allons donc aborder les élements techniques, le design et les éléments d'information qui rendront vos newsletters HTML efficaces.

L'évolution du design de newsletters HTML

   Vous avez certainement déjà dû vous en rendre compte, les dernières années n'ont pas réellement vu naître de changements radicaux dans les usages XHTML et CSS dans les différents clients de messagerie.
   Quoiqu'il en soit, nous espérons voir des changements rapidement. L'année dernière a déjà connu une montée au créneau des FAI (fournisseurs d'accès Internet) et des éditeurs de messagerie électronique pour examiner la pertinence de la définition du spam, qui aura donc un impact sur le type de contenu que vous allez prochainement envoyer.
   L'email mobile va également poursuivre sa croissance, ce qui affectera également la manière dont vous allez créer vos newsletters (conception et contenus). Il est évident que votre message destiné aux ordinateurs doit être créé différemment pour les clients mobiles.

   Un autre élément à prendre en considération ces dernières années est le volume d'information reçu par les internautes. On observe d'ailleurs de plus en plus de boîtes de réception qui "débordent", ne pouvant plus accepter aucun autre message électronique. Si vous souhaitez que vos newsletters soient délivrées convenablement puis lus, vous avez besoin de vous assurer qu'au niveau de la perception de votre newsletter, elle soit vraiment précieuse aux yeux de vos abonnés, ensuite facile à lire et à utiliser (pour les actions).
   Les conseils suivants vont vous aider à mieux créer vos newsletters HTML, pour qu'au final vos abonnés aient vraiment envie de les lire parce qu'elles seront identifiées comme fiables et faciles à lire.

Ne gaspillez pas le temps de vos lecteurs

   Une messagerie électronique est un environnement où se cotoient aussi bien les emails, que les calendriers, les notes et des dizaines de dossiers. L'ensemble de ces outils viennent donc "polluer" l'espace alloué pour les messages. Etant donné qu'un lecteur ne peut voir en général que le sujet de votre newsletter avant de décider des l'ouvrir ou non, vous ne pouvez pas vous risquer à perdre du temps.

   Souvent, une messagerie permet de visualiser une partie du contenu d'une newsletter.     
   Assurez-vous alors que vos emails montrent tout de suite quels sujets seront abordés dans leur contenu.

  Pour commencer, insérer toujours au début de votre newsletter une table des matières, listant les différentes sujets abordés dans le contenu pour aider vos lecteurs à lire que ce qu'il leur semble intéressant pour eux.

La considération de Permission

    Il existe différentes lois qui s'appliquent aux emails commerciaux selon votre situation géographique. Une règle qui s'applique presque partout est que vous devez avoir la permission des personnes pour leur envoyer des emails. Dans la plupart des cas, il peut être judicieux de rappeler à vos abonnés la façon dont ils vous ont donné cette autorisation. Particulièrement si vous n'envoyez pas d'emails très souvent, ou que cette autorisation est la résultante d'une inscription à un concours (par exemple), les gens peuvent avoir oublié leur souscription à vos services d'envoi. Un message court au début de votre newsletter (ou email) peut aider les gens à se souvenir de vous, et les inciter poursuivre leur lecture.

   Vous pouvez également customiser les champs du formulaire d'inscription pour vous aider à personnaliser vos envois. Si vous avez plusieurs sources de permission, soyez explicites. Ne vous limitez pas dire : "votre adresse fait partie de notre mailing-liste". Dites-leur pourquoi leur adresse a été ajoutée à votre mailing-liste. N'hésitez pas à leur rappeler exactement où ils ont procédé à leur inscription et comment ils peuvent se désabonner. Cela peut vous aider à réduire significativement le nombre de plaintes pour spam.

   L'étude "Email Consumer Survey" de 2007 menée par Return Path a montré que "connaître et faire confiance à l'expéditeur" avait une plus grande influence sur la manière d'ouvrir un email que "ouvert précédemment et de qualité". Rappelez donc toujours à vos lecteurs qui vous êtes, et pourquoi ils vous font confiance. Cela pourra faire une grande différence dans le taux d'ouverture de vos newsletters.

Qualité et pertinence de nos newsletters HTML

   Bien plus que d'avoir la permission d'envoyer vos newsletters, il est vital que vous envoyez des informations de qualité et pertinentes à vos abonnés. Cela signifie qu'il n'est pas nécessaire d'envoyer la même information à l'ensemble de votre liste juste parce que vous en avez le droit. Considérez avec attention quel type d'information est utile pour chacun de vos abonnés, et ce qu'ils attendent de vous.

Un désabonnement facile à vos newsletters

   Il n'y a aucune limite à l'intérêt de vos lecteurs à vos newsletters. Si elle n'est plus pertinente pour eux, proposez-leur un désabonnement facile d'accès. Jouer "au chat et à la souris" pour trouver le lien de désabonnement risquera non seulement de les irriter mais également augmentera les chances de plaintes pour spam.
   C'est malheureusement une approche assez commune pour signifier la provenance de leur permission et le désabonnement que de mettre de manière claire et précise ce message tout en haut de votre newsletter.
   Parfois, vos lecteurs ne souhaitent pas totalement se désabonner mais juste mettre à jour leur adresse email ou modifier la fréquence de reception de votre newsletter. Optez alors pour des logiciels permettant ce type de gestion de mailing-listes, car ils permettent un plus grand contrôle sur ce que vos abonnés reçoivent et quand.

Le blocage des images est fréquent

   Dans la plupart des clients messagerie, y compris, Outlook (la messagerie électronique la plus utilisée au monde), Gmail et AOL, vos images ne seront pas affichées par défaut. Vos lecteurs doivent cliquer sur un bouton pour télécharger et afficher les images. Donc, quelle que soit la perfection du choix de votre image, il se peut qu'elle n'est aucun impact, ou un impact négatif sur le succès de votre newsletter. Dans beaucoup de cas, votre newsletter peut apparaître complètement vide. Il paraît donc évident de ne jamais créer des newsletters ou des emails en employant une image entière. Assurez-vous également de toujours avoir une version HTML en ligne, tout autant qu'une copie au format texte.
   Sachez qu'il se peut qu'environ 30% de vos abonnés ne réalisent même pas la possibilité qu'ils peuvent choisir d'afficher ou non les images. On ne connait pas le chiffre exact des gens qui affichent ou non les images dans leur client messagerie. Afin de vous assurer que vos newsletters ou emails s'afficheront convenablement même sans l'affichage des images, il vous suffit de suivre ces quelques conseils :
  1. n'utilisez jamais d'image pour un contenu important comme les titres, les liens ou tout appel à l'action
  2. ajouter un lien textuel au plus haut du corps de votre email pour lier la newsletter à une version en ligne (une page web)
  3. faites ajouter votre adresse d'expédition à la liste des expéditeurs approuvés de vos abonnés
  4. utilisez toujours l'attribut ALT dans vos images (toutes) pour une meilleure lecture dans Gmail
  5. ajoutez toujours les valeurs de largeur et de hauteur à vos images pour que si elles ne s'affichent pas, cela ne ruine pas vos efforts de mise en page
  6. testez votre newsletter avec l'affichage de vos images désactivé

Utilisez les tableaux dans vos newsletters

   Je suis stupéfait du grand bond en arrière au sujet des normes en matière de courrier électronique. Donc, si vous devez concevoir des newsletters à la mise en page plus complexe qu'une seule colonne, vous pouvez employer de nouveau les tables. Retour donc aux années 1998 !

Ajoutez les styles inline dans vos newsletters HTML

   Certaines messageries électroniques permettent de prendre en considération le CSS positionné dans la partie de votre newsletter, d'autres le CSS dans le corps. Gmail va encore plus loin en désactivant complètement toute forme de CSS à la fois dans le et dans le corps, excepté pour les styles inline.
   Donc une fois que vous avez créé le design de votre newsletter, il vous suffit de transformer tous les styles dans le et le corps en style inline. Un très bon outil pour exécuter cette tâche est Premailer. Il vous permettra de transformer tout CSS présent dans votre newsletter en style inline. Il vous transformera même votre Newsletter HTML en format full text.

N'oubliez pas la version full text de votre newsletter

   Vous êtes probablement épuisé à force de combattre les interminables incompatibilités entre les divers clients messagerie pour créer votre newsletter HTML, et nous comprendrions que vous ne soyez pas tout à fait enthousiaste à l'idée de créer une version texte de votre newsletter.
   Toutefois, bien que votre version HTML soit magnifique, tout le monde ne peut/veut pas visualiser des emails HTML. Les utilisateurs de BlackBerry par exemple, le plus souvent, ne peuvent afficher que des emails en format texte. Premailer, comme cité plus haut, peut en un clic vous générer une version texte de votre newsletter HTML.
   Mais ne vous arrêtez pas là. Vérifiez quand même votre version texte. Bien que Premailer puisse exceller dans son domaine, le rendu n'est pas toujours parfait. Assurez-vous que la mise en forme est parfaite et que tout le contenu est bien inclus.

Vos obligations légales

   Assurez-vous de bien connaître les réglementations dans votre pays au sujet des emails commerciaux. Les plus connues sont celles naturellement fournies par US CAN-SPAM (pour les Etats-Unis et le Canada) et la CNIL en France. Pour la loi française, voilà ce qu'il faut retenir.
La Loi Informatique et Libertés du 6 janvier 1978 (modifiée par la loi du 30 janvier 2002 pour une mise en conformité avec le droit communautaire) met en avant deux grandes règles :
  1. La déclaration de son fichier d'adresses de messagerie auprès de la CNIL, à défaut, une sanction de 3 ans d'emprisonnement et 45 000 € d'amende est appliquée en vertu de l'article 226-16 du code pénal.
  2. Le respect des règles relatives à la collecte des adresses de messagerie. Ce non respect est sanctionné par 5 ans d'emprisonnement et 300 000 € d'amende en vertu de l'article 226-18 du code pénal.
   La Directive européenne du 12 juillet 2002 décrit trois grands principes :
1- L'opt-in : système de consentement préalable concernant l'envoi de courriers électroniques.
2- L'expéditeur ne doit pas masquer son identité.
3- Le droit d'opposition ou opt-out : le destinataire doit avoir la possibilité de faire cesser, de manière simple et sans coût, l'envoi de courriers électroniques.
La législation française actuelle met en avant les principes des droits à l'information et droit d'opposition. La loi pour la confiance dans l'économie numérique (LEN) du 21 juin 2004 et la précision, faite par la CNIL lors de la séance du 17 février 2005, sur son interprétation reprend l'approche "opt-in" dans le cadre de communication à destination de particulier et l' "opt-out" dans le cas d’email de prospection à destination des professionnels.

Testez, testez... et testez encore votre newsletter

   Nous ne le soulignerons jamais assez : chaque client messagerie possède ses propres standards et affichent plus ou moins correctement vos newsletters / emails. Même si quantités de tests ont été effectués pour établir la compatibilité des standards de chaque client messagerie, vous devez toutefois continuer à tester vous-même la validité de l'affichage de vos newsletters dans le maximum de clients messagerie. La dernière chose que vous aimeriez voir, c'est votre magnifique mise en page brisée dans la plupart des clients messagerie.

samedi 14 août 2010

La fidélisation du Client Consommateur

Dans le contexte concurrentiel actuel, les entreprises songent davantage à défendre leur propre portefeuille de clientèle, plutôt que de conquérir de nouveaux clients. Etant donné que fidéliser un client coûte jusqu'à dix fois moins cher que d'en acquérir un, l'investissement dans un programme de fidélisation semble judicieux. On estime par ailleurs que '1% de taux de fidélisation gagné génère une augmentation de 7 à 20% de la rentabilité' (source : Arthur Andersen Management)...
Ce n'est un secret pour personne, si l'on veut fidéliser un client, il faut faire le maximum pour le satisfaire. Mais lorsqu'un client achète un produit ou un service, il espère forcément être satisfait. C'est le minimum que l'entreprise puisse faire. Alors pourquoi le client la remercierait-il de la meilleure des façons possibles, en lui accordant sa fidélité ?
Il est tellement rare que les prestations soient supérieures aux attentes, que lorsque cela se produit, l'entreprise, outre le fait d'être sur le point de fidéliser son client, peut bénéficier d'une publicité gratuite et très efficace.
Il s'agit peut-être d'un raisonnement "simpliste". Mais l'idée est la suivante : essayer de surprendre agréablement.
L'ennemie de la fidélisation est l'indifférence. Un client normalement satisfait n'a pas de raison particulière de s'adresser à une entreprise concurrente mais il n'a pas non plus de raison de s'obstiner à rester fidèle. La seule raison qui pourrait l'inciter à fréquenter la même entreprise réside dans la peur de ne pas être satisfait. Une offre concurrente rassurante ou très innovante pourrait le convaincre de prendre ce "risque". Et c'est justement une des raisons pour lesquelles les entreprises doivent fidéliser leurs clients satisfaits.
Comment pourraient-elles lutter contre l'indifférence de leurs clients si elles se montrent elles-mêmes indifférentes à leur égard ?
Fidéliser, c'est traiter tous ses clients différemment. C'est leur accorder de l'importance et les récompenser autant que possible. "La fidélisation de la clientèle repose sur un travail d'identification, de reconnaissance et de remerciement des clients" ("Défis", octobre 1998). La base de données informatique est donc le moyen indispensable à toute politique de fidélisation.

Politique de fidélisation : les moyens

La construction d'une base de données n'empêche pas les plus petites entreprises de mettre en oeuvre une véritable politique de fidélisation. De nombreux logiciels de qualité sont disponibles à partir de... 0 euro.

Une base de données est nécessaire dans la mesure où l'efficacité de la politique de fidélisation repose sur la personnalisation et la programmation des contacts. Cela implique d'organiser la connaissance de la clientèle. Les critères de fidélisation déterminés par l'entreprise doivent être intégrés dans la base de données ainsi que l'historique de la relation que chaque client entretient avec l'entreprise.

Giulio Cesare Pacenti conseille de construire une base de données clientèle en deux temps :
- première phase : informations sur les clients les plus rentables et ceux qui présentent le plus grand potentiel.
- deuxième phase : mise à jour des informations sur les clients de la première phase et enregistrement progressif d'autres clients.

Les informations venant enrichir la base de données peuvent provenir du service clientèle, des cartes fidélité, du point de vente, etc. "Dans 82% des cas, les informations recueillies et traitées ont une incidence directe sur l'offre des sociétés" ("Défis", octobre 1998, source AACC : Association des agences conseils en communication).

Il convient également de mesurer la satisfaction de la clientèle, ce que font seulement 60% des entreprises (source: AACC : Association des agences conseils en communication). Les enquêtes de satisfaction ne doivent pas être considérées comme une sorte de gadget. Il faut éviter d'avoir des systèmes d'évaluation trop vagues et ne pas élaborer de questionnaires si l'on n'est pas certain de pouvoir interpréter les réponses correctement. Les déclarations sont à ce propos souvent très positives. Souvent, les clients insatisfaits ne le font pas savoir à l'entreprise. "5%, c'est en règle générale tout ce que les entreprises connaissent de l'ensemble de leurs clients mécontents." En revanche ils le feront savoir à leur entourage : "un client mécontent fera part de sa déception à une dizaine de personnes" (source : Arthur Andersen Management).

La base de données doit notamment permettre de tenir une "comptabilité des rapports" afin de pouvoir réparer les erreurs qui ont éventuellement été commises, de telle sorte à en faire des opportunités (Beckwith, 1998). La faute peut être minuscule, mais elle contribue néanmoins à diminuer la satisfaction du client (léger retard de livraison...). La compenser, c'est montrer au client que l'entreprise prend sa satisfaction très au sérieux. Voilà comment une "petite" erreur est transformée en grande opportunité.

Le seul moyen de donner l'impression au client que l'on fait de sa situation un cas spécifique, c'est de personnaliser le rapport. Il est bon de rappeler qu'Internet constitue un outil formidable dans ce domaine.

Cela implique de connaître et de reconnaître le client. La carte de fidélité, qui permet au client de gagner des points lors d'un achat, est un outil particulièrement utilisé. Les cartes à puce présentent l'avantage d'enregistrer les opérations effectuées. Certaines permettent de constituer et d'analyser une base de données comportementale vivante et fiable (fréquence d'achat, intérêt pour une marque, promotion...).

Le recours aux coupons est également en pleine expansion. En 1997, environ 6,5 milliards de coupons ont été distribués en France. "Technique la plus directe et la plus efficace, le marché du coupon explose en France. Importés des Etats-Unis, les FSI (Free Standing Inserts) sont de vrais petits magazines associant communication-produit et coupons à détacher" ("Défis", octobre 1998).

En synthèse, la fidélisation de la clientèle ne s'improvise pas. Il est nécessaire de détailler le programme de fidélisation, ne serait-ce que pour savoir comment seront exploitées les informations recueillies.

Un programme de fidélisation qui a porté ses fruits ne doit pas empêcher l'entreprise de rester très vigilante. Car elle devra sans cesse évoluer. Et ce d'autant plus rapidement qu'elle est concernée par le commerce électronique.
A propos de l'auteur
Antoine Moretto est le webmaster du site Atout Webmarketing, où il partage son expérience du marketing en ligne. Découvrez également son outil en ligne pour rendre le référencement manuel plus efficace, plus rapide et plus simple à gérer

Comment écrire un mailing percutant ?

Voici toutes les étapes pour écrire un mailing percutant !

   Il y a 11 étapes à suivre pour écrire un bon mailing.




   Bien entendu, toutes ne sont pas indispensables… mais cette méthode vous permettra de ne pas oublier une seule étape, de la phase d’identification du problème, à celle de la présentation de la solution, et enfin la proposition du prix.

1- Attirer l’attention du client avec une accroche percutante sur un besoin insatisfait, un problème, une statistique, un chiffre…
   C’est le teaser qui va pousser votre lecteur à aller plus loin. Il doit donc être soit intriguant, soit effrayant, soit drôle…
   Une des meilleures recettes est de prendre une information tirée d’une étude. Par exemple: “Saviez vous que fidéliser coûte 5 fois moins cher que recruter un nouveau client ?”

2- Identifier et mettre en exergue un des problèmes du client.
   Mieux vaut mettre en avant un problème que d’offrir un bénéfice… Toutes les études marketing ont prouvé que l”être humain est plus sensible à ce qu’il perd qu’à un hypothétique gain…
   Donc n’ayez pas peur: appuyez là où ça fait mal: vous devez refaire penser votre prospect à une situation vécue où il a pu être dans l’embarras.
   Attention à bien connaître vos clients lorsque vous rédigez ce paragraphe, car si vous tapez à côté de la cible, vous perdrez immédiatement toute crédibilité !
   Exemple de message mettant en avant un problème déjà vécu: “Un de vos clients a récemment acheté un produit chez un de vos concurrents au lieu de passer par chez vous ? Si oui, c’est que vous n’avez pas encore mis en place une politique de fidélisation efficace….”.

3- Présenter la Solution que vous lui proposez.
   Le but c’est de montrer en quoi, avec votre produit ou service, son problème sera résolu: finis les ennuis, l’argent jeté par les fenêtres, le temps perdu…
ex: “Pourtant avec Act! quelques minutes auraient suffit pour mettre en place un suivi précis de vos clients et affaires…”.

4- Indiquer des recommandations, des chiffres génériques sur l’utilisation de votre produit… pour prouver qu’il est le meilleur.
   Vous devez donner des informations crédibles, comme par exemple les années d’existance de votre entreprise, les centaines de clients qui vous font confiance, votre position de leader…
ex: “Act! est le logiciel de gestion de contacts numéro 1 dans le monde auprès des PME… 4 millions d’entreprises l’utilisent tous les jours !”.

5- Montrer les bénéfices apportés par le produit.
   Vous devez maintenant entrer dans la partie pratique et détaillée: voilà comment mon produit fonctionne, et voilà comment il va résoudre vos problèmes !
ex: En quelques minutes vous intégrez vos contacts actuels (fichier Excel, logiciel de gestion…) et vous êtes immédiatement prêt à lancer vos actions de fidélisation…

6- Intégrer des témoignages.
   Il n’y a rien de plus efficace que les “success stories” pour que vos prospects se mettent en situation…
   Si possible ce sont des “vrais” clients, sinon contentez vous de témoignages génériques (du genre Avant /   Après, sans indiquer de nom).

7- Indiquer quelle est votre offre (toujours exceptionnelle !).
   Il faut travailler un maximum l’offre car c’est elle qui fera le succès du mailing. Si l’offre est nulle, le mailing n’aura pas un bon taux de retour (Nb: généralement les taux de retour sont compris entre 0,5 et 1%, maximum 3% pour des mailings classiques).
ex: “Pour seulement 239 € HT, ,soit seulement 20 € / mois …”.

8- Rassurer votre client.
   Pour votre client, l’acte d’achat peut être impliquant, vous devez donc le rassurer. Cela peut passer par une offre d’essai, un satisfait ou remboursé…
   A noter :
- si vous faites de la vente par correspondance, votre client a toujours 7 jours de réflexion, donc ne vous privez pas de le rappeller dans vos mailings !
- Les taux de retour pour cause d’insatisfaction sont généralement très faibles, c’est parfois une bonne solution si les frais de port ne sont pas trop élevés.
ex: “Vous bénéficiez d’un service satisfait ou remboursé de 15 jours…”.

9- Indiquer un délai maximum pour profiter de cette offre.
   Il faut absolument donner une date limite afin de fournir une première incitation à l’achat. Il faut que votre mailing incite à l’action tout de suite, et non pas qu’il soit posé sur la pile des affaires à traiter plus tard…
ex: “Attention, cette offre est valable uniquement jusquau XX/XX/07, alors faites vite, et contactez nous au 01 XX XX XX XX.”.

10- Ajouter une petite remarque pour indiquer l’urgence d’acheter.
   C’est la piqure de rappel pour vous rappeler le problème du client, et ce qu’il perd en n’achetant pas tout de suite votre produit ou service.
ex: “Ne laissez plus aucune affaire vous échapper, commandez dès maintenant …”.

11- Mettre un Post Scriptum…
   Des études ont montré que le titre du mailing et le post scriptum étaient les éléments les plus lus des mailings. Vous devez donc soigner un maxmimum cette dernière phrase avec une offre supplémentaire qui déclenchera à coût sûr l’achat. Cela peut être un bonus supplémentaire ou un cadeau pour l’acheteur du produit.
PS: “Si vous commandez avant le 1/06/06, vous recevrez gratuitement un Stylo Mont Blanc d’une valeur de 50 €.”.

Et voilà , votre mailing est prêt !

vendredi 13 août 2010

Créer une Newsletter qui ne soit pas considérée comme spam

   Fidéliser par voie électronique est toujours un grand débat.
Comme vous passez un appel téléphonique, vous pouvez rencontrer le "barrage de la secrétaire", et ce, même si vous connaissez son directeur. En marketing direct par voie électronique, c’est la même chose.  

   En envoyant votre newsletter, il se peut qu’en fonction de la manière dont elle a été créée (les composantes-mêmes de la newsletter), vous rencontriez le "barrage du filtre anti-spam", c’est-à-dire que votre newsletter ira directement finir dans le dossier "spam" du destinataire.
Vous venez de créer une superbe newsletter, avec des belles images et un message attractif. Vous en êtes très fier. Mais se pose maintenant un problème de taille : que faire pour éviter que votre newsletter soit considérée comme spam lors de son envoi ?
J’ai eu l’occasion de mener une étude en partenariat avec Cibleweb, société spécialisée dans l’email marketing (création de newsletters et routage). Cette étude a été menée auprès des 25 millions d’adresses mail que route cette société chaque mois. Voici ce qui ressort de cette étude (ce qu’il ne faut pas faire), ainsi qu’un certain nombre de conseils pour créer votre newsletter, afin que celle-ci puisse atteindre le destinataire ciblé sans être jetée automatiquement aux oubliettes. En revanche, nous n’aborderons pas ici les considérations liées aux différences d’affichage entre les nombreux clients de messagerie.

Créer une newsletter : les erreurs à ne pas commettre


L'objet de votre Newsletter

  • Un objet uniquement en majuscule (Ex : OFFRE PROMOTIONNELLE)
  • Les signes « ! », « % » ou « / » répétés plusieurs fois
  • Les signes € ou $
  • Les répétitions de mots
  • Les mots coupés par des points ou les mots espacés avec de nombreux espaces.
  • Les mots à caractère sexuel
  • L’adresse email de l’internaute dans le sujet
  • Les chiffres en début ou en fin se sujet
  • Les termes associés à la gratuité, aux régimes amincissants,...
  • Pas d’astérisque (*)

Le corps du message de votre Newsletter

  • L’image unique
  • Trop d’images pour pas assez de texte
  • Trop de texte dans le code alternatif aux images (qui s’affiche quand les images ne sont pas chargées – attribut ALT)
  • Un grand pourcentage de lignes vides
  • La vidéo dans le corps du message
  • Les formulaires et le JavaScript
  • Les tableaux imbriqués
  • Les commentaires dans le code
  • Le flash et les iframes
  • Le tag
  • Les balises
    : privilégiez
    ou
  • Les appels à des feuille de styles (CSS) hébergées ailleurs ou les styles déclarés en début de mail

  • Les contenus HTML trop courts

  • Une taille de police soit trop petite, soit trop grande (pas de )

  • Le flag de priorité mis à « importance haute »

  • Les pièces attachées

  • Une couleur de police proche de celle du fond

  • Les tailles négatives dans les attributs de la balise

  • Pas de map sur les images. Il faut les découper les images...

  • Éviter de mettre du texte dans des images surtout quand ce dernier est basé sur une police de caractère exotique et en italique.

  • La formule « cliquez ici » doit être évitée et remplacée plutôt par : « suivez le lien »

  • Pas de texte tout en majuscule

  • L’emploi de mots sensibles comme « gratuit » (employé seul, ou en combinaison avec des termes tels que : « essai », « argent », « exemple », « accès », « adhésion », etc…), « sexe », « XXX », « spam », « $$$ », « chèques », « ordre de paiement », « revenu complémentaire », « vu à la TV »… Même en utilisant des termes apparemment inoffensifs comme « listes de moteurs de recherche », votre newsletter risque d’être pénalisée. Vous devez donc être extrêmement vigilant.


Conseils pour améliorer votre Newsletter


Conseils pour améliorer l'objet de votre Newsletter


Conseils pour améliorer le corps du message de votre Newsletter

  • Un équilibre à 50 / 50 entre le texte et l’image (au pire, 2/3 image 1/3 texte)
  • Des textes courts alternatifs aux images (balise Alt)
  • Un code HTML ne faisant pas appel à des styles hébergés en dehors du mail ou déclarés en début de mail
  • Pas de formulaires dans votre mail
  • Des liens vers les pièces attachées plutôt que les pièces attachées (en plus ce sera plus facile d’en mesurer la consultation)
  • Une version texte
  • Code HTML avec et uniquement
  • Intégrer les styles au sein des balises html
  • Faites une validation de conformité au W3C : http://validator.w3.org/
  • Texte aéré par des paragraphes (balise )
  • Pas de mailto
  • Dans le cas d'utilisation de mots sensibles, le plus simple reste de les mettre en image
  • Préférez les balises
    ou
    à (ATTENTION valable uniquement pour l'attribut "center" ; pour les autres styles, utilisez les balises p et td plutôt que div)
  • Encodage UTF 8
  • Encodage html pour les caractères spéciaux et accentués

En conclusion

Créer une newsletter reste simple en soi, mais il faut toutefois veiller à respecter un certain nombre de points cruciaux et les résultats de l’étude sont le reflet de cette réalité frustrante. Néanmoins, à la lumière des erreurs à ne pas commettre et en appliquant ces quelques conseils lors de la création de votre newsletter, vous aurez de plus grandes chances que vos envois ne soient pas filtrés comme spam.

Christophe Da Silva est consultant et formateur indépendant en stratégie webmarketing. Fondateur d'Arkantos Consulting, il rédige des articles sur le webmarketing et le référencement et fait une veille permanente sur les actualités du Web qu'il publie sur son Blog WoW Window on Web. Son expérience de 12 ans dans l'Internet lui permet de conseiller et de former les entreprises en référencement naturel, emailing, webanalytics, rédaction web et stratégies de visibilité.